jeudi 12 février 2009

Les photos et films de la traversée

Voici un échantillon des images de la traversée :

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24 Janvier, jour du départ de Porto-Santo :


















Sur la ligne de départ ....


































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26 Janvier : rencontre en plein large de Pierre de Groot sur son A35 "Air du Nord"
Vues croisées de nos bateaux par vent modéré et longue houle :




































Videos de Sarena** vue de "Air du Nord" :







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27 Janvier : Notre éphémère 5ième position ...




















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28 Janvier : Paysage du soir => grains en perspectives pour la nuit




















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29 Janvier : mare des grains, on va tâter le bord de l'anticyclone.
Pour ceux qui en ont entendu parlé mais ne l'on jamais vu de près, voici le si fameux "anticyclone des Açores".
A noter que toutes ces photos ont été prises à quelques minutes d'intervalle. La lumière change très vite en fin d'après-midi sous les tropiques (ou presque)




























































































































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A partir du 3 Février, les poissons volants. Il semblerait que ces poissons n'ont aucune vision nocturne ! Ils arrivent couramment sur le pont ou dans le cockpit. Les plus originaux sont arrivé : N°1: dans la figure de Pierre-André ! N°2: dans la cabine arrière tribord !





















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5 Février : la météo nous joue un sale tour (et ce ne sera pas le seul) alors qu'il était prévu un vent soutenu la veille, voilà ce qui nous tombe dessus : une bulle de vent faible pile sur nous !!!















Alors on peut en profiter pour une petite lessive, puis on barre pour optimiser ...



















Sinon le pilote dans ces conditions de vent faible nous donne quelques opportunités de repos !



















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12 Février : bilan des dommages subis à la colonne de barre.
On vois sur les photos notre réparation de fortune à base de plancher découpé.





















mardi 10 février 2009

Arrivée au Marin !

Nous l'attendions de jour ou en soirée mais il a fallu attendre la nuit pour commencer à voir la Martinique et ses lumières.

Nous sommes arrivé sur la ligne après une fin de navigation qui nous a fait contourner le sud de la Martinique, l'ilet Cabri. Accélération de vent par effet de pointe, du courant favorable sur le dernier bord de spi.

L'arrivée de nuit n'est pas évidente, les derniers miles se font en tirant des bord de près dans le chenal du Marin et plus d'un bateau dans des éditions précédentes se sont pris des têtes de corail, donc notre attention est maximale et ... vive le GPS !

Arrivée très bien organisé par les "chemises rouges" de l'association Transquadra et accueil super chaleureux aux pontons par tous les concurrents déjà arrivés ! Chacun a droit à sa dose d'applaudissements !!



Le premier "vrai" repas frais + glace + ti-punch à la terrasse du restaurant est un délice !!

lundi 9 février 2009

Derniere journee en mer‏

Une belle dernière journée sous un soleil qui tape dur et un vent soutenu qui nous poussait dans la bonne direction jusqu'en milieu de journée. Nous pouvions à ce moment espérer une arrivée vers Minuit heure locale. Mais mollissant et tournant légèrement le vent a repoussé nos espoirs d'arrivée. A 21h nous sommes encore à 38 milles de l'arrivée avec un bord à tirer. La famille aura sans doute à veiller jusque vers 3-4 heure du matin. Encore un joli banc de dauphins cet après-midi qui contrairement à ceux auxquels nous sommes habitués sautent de façon impressionnante, le corps entièrement hors de l'eau. Magnifique.Mais nous ne pouvons passer sous silence la terrible nouvelle que nous a communiqué le comité de course à la mi-journée. Un concurrent en solitaire ne reviendra pas de cette aventure. Son bateau a été retrouvé vide par un concurrent dérouté par le comité de course suite à la constatation d'une trajectoire anormale. Il semblerait qu'il ait fait une chute de son mât sur lequel il avait dû monter pour réparer. La fête à la Martinique ne sera pas ce qu'elle aurait dû être. Il s'appelait Jean-Marc Hautbois, et c'était notre voisin de ponton au départ à St Nazaire. Lui aussi poursuivait son rêve avec un niveau d'exigence supplémentaire qu'implique l'engagement en solitaire: respect. PA et J, 14°28N, 60°21O, lundi 9 février, 21h locale.

dimanche 8 février 2009

J-2 ?‏



Hier, la journée a été marquée par une assez longue période de vent faible entre midi et 19h, qui nous a retardé. Nous ne pouvions nous empêcher de penser aux autres qui, ailleurs, prenaient de l'avance. Mais cela ne semble pas avoir été le cas, notre classement étant identique ce matin. Il faut dire que cette nuit nous avons mis les bouchées doubles. La consolidation de la console de barre semble tenir le coup, même si ce matin nous avons constaté que qq chose avait bougé.Mais l'ensemble reste rigide.
Nous surveillons également une amorce de déchirure dans le spi lourd qui nous reste que nous avons "scotchée". Bref il est temps que nous arrivions, le bateau et les bonhommes ont beaucoup donnés et sont impatients de toucher terre et d'embrasser leur famille. Finalement c'est long une traversée de l'Atlantique!! Notre arrivée la plus probable est dans la journée de mardi bien qu'ilsoit encore possible que ce soit dans la nuit de lundi à mardi. La famille de Pierre-André est actuellement dans l'avion, celle de Jérôme nous rejoindra en fin de semaine (contraintes scolaires obligent) et tout le monde envisage ces retrouvailles sous les cocotiers avec émotion. Même si l'échange d'email a un peu réduit l'éloignement.


PA et J, dimanche 8 février 15h52 UTC, 15°53N, 56°31 O

Coup de vent et avaries‏

Les nuits étant enfin plus claires nous avons gardé le spi avec de bellesmoyennes depuis le milieu de l'apres midi. Vers 4 heure du mat un permiergrain nous incite à passer sous génois tangonné. D'autres se succèdent etfinalement vers 7h30, c'est un vrai coup de vent à + de 35 noeuds quis'installe. Là un départ au lof suivi d'une abattée se termine par unempannage involontaire durant lequel le palan d'écoute de GV se prendviolemment dans la colonne de barre (supportant la barre à roue).
Ce n'estpas la permière fois que celà nous arrive mais cette fois le compasmagnétique est arraché et la colonne a pris un coup; l'ensemble a beaucoupde jeu. L'axe de la barre à roue en principe parfaitement alignée à l'axedu bateau, se déplace de 5 à 15° de part et d'autre. Un support à la basede la colonne est fêlé. Nous réduisons la voilure au mini et tentonsd'évaluer la situation.
C'est un coup dur et le moral est dans leschaussettes. Mais avec 2 ingénieurs à bord une solution est petit à petitimaginée. Pendant que Jerôme tente de controler le bateau en limitant aumaximum les efforts sur la barre qui se gondole, Pierre-André scie unpanneau de bois que nous utilisons ensuite pour solidariser la colonne debarre avec la barre d'écoute.
Quelques brelages supplémentaires etl'ensemble retrouve de la rigidité.
Celà semble tenir le coup maintenantdepuis 6 heures. Nous avons progressivement renvoyé de la toile et faisonsroute vers la Martinique à vitesse correcte.
Certes nous allons devoirréduire le rythme pour ne pas avoir à forcer sur l'ensemble. Uneréparation sérieuse devra être faite à La Martinique avant le convoyageretour du bateau.
Dommage car cette descente en ligne droite se présentait bien et nousaurait peut-être permis de gratter qq places. C'était l'objectif que nousnous étions fixé hier midi.

jeudi 5 février 2009

Route directe‏


Comme prevu depuis le début de notre aventure par le nord de la route, levent à tourné vers l'est nous permettant d'empanner et de faire maintenantroute directe sur la Martinique. Théoriquement nous devrions rester sur lemême bord jusqu'au bout. Ce qui veut dire qu'a partir de maintenant seule lavitesse pure de chacun fera la différence au niveau du classement. On peutégalement espérer que cette rotation en défavorise certains qui auront alorsun bord supplémentaire à tirer. Les conditions de vent locales peuvent aussijouer, car en ce qui nous concerne nous avons traversé une zone un peu calmeet notre vitesse moyenne a chuté pendant qq heures. Mais là c'est revenu etnous glissons de nouveau à 8 noeud pile en direction du ti-punch.

Nous sommes bien sous les tropiques avec un soleil qui tappe et des grains quimouillent.


PA et J 19°36 N, 48°49 O, 16h30 locale, 19h30 heure française

Spi lourd dechire, rayon vert et arc en ciel de lune.‏

En fin d'après-midi un empanage un peu musclé par 25 nds de vent s'est terminé par ladéchirure sur toute sa largeur de notre spi lourd. Pas réparable. Heureusement notretroisième spi est là et rend le service, il a déjà donné dans les premières surventesde la nuit ou il nous a tiré jusqu'à 14,3 Nds(record du bateau) avec 35 nds de vent.
Dans ces cas le tableau est le suivant: le bateau va vite et tout est sous tension (lebarreur aussi : erreur de barre interdite !), 3 mètres d'écume jaillissent de chaquecoté du bateau (la gerbe d'eau "au vent" nous retombe en partie dessus) accompagné parle bruit de l'eau et des vibrations du bateau, la mer est blanchie par les trainées desmoutons et la Lune éclaire l'ensemble de sa lumière blafarde. Au coucher du soleil Jérôme a vu LE RAYON VERT, ce dernier rayon du soleil couchant quidonne, sous certaines conditions atmosphériques rares, un éclat vert de 2 à 3 secondes. La Lune et la pluie ont permi à Pierre-André d'observer un autre phénomène rare : unarc en ciel de Lune !
La nuit est maintenant une succession de grains avec ses alternace de rafales et demoles.

PA et J Jeudi 5 Février, 05h30 locale, 08h30 heure française, 20°00 N, 47°33 O

mercredi 4 février 2009

Coup de fatigue‏

Désolé pour cette absence de message hier mais nous avons passé 2 nuits etune journée un peu fatiguantes. Les conditions sont maintenant assezmusclées avec 25 noeuds de vent et une mer formée. Le pb de la nuit c'estque tant qu'il y a la lune tout va bien on peut garder le spi et oncontrôle la situation. Mais vers 1h du mat elle disparait et comme il y aégalement des nuages (curieusement et heureusement le jour il fait garndbleu) on n'y voit plus rien que les malheureux petits cadrans del'électronique que les yeux ont du mal à fixer longtemps. Donc on estobliger d'affaler et de passer sous génois tangonné plus tolérant etencore assez rapide. Mais même ainsi avec le roulis imposé par la mer on aété amené à faire des figures imprevues. D'où chaque fois beaucoupd'énergie pour remettre de l'ordre.Et puis ce sont les petits pb techniques qui commencent à apparaître.L'électronique tout d'abord dont le gps donne des signes de faiblesseavant de redémarrer puis le combiné loch, speedo, sondeur qui se met enrideau, lui définitivement. Il nous manque donc l'info vitesse (qui permetégalement de calculer le vent réel). Heureusement il nous reste lavitesse sur le gps. Ensuite premier accroc dans un spi: d'où séance decouture ou plutôt de collage genre sparadrap. Plus quelques autresbricoles.Par ailleurs il y a une certaine frustration a voir malgré tous ces effortnotre classement qui se détèriore petit à petit. Notre option nord tarde àdémontre sa pertinence ...Mais bon on est venu pour ca, on y retourne et ce matin le spi est denouveau en l'air avec Jérôme qui s'éclate à la barre et Sarena qui faitdes pointes à 10-12 noeuds.

PA et J mercredi 4 11h30 locale, 14h30 heure française, 20°14N, 45°15 O

mardi 3 février 2009

Mi course‏

On peut appeler celà une étape. La distance nous séparant de la Martinique(1294 milles) est maintenant inférieure à celle nous éloignant de Madère(1425 milles) alors que nous avons parcourus en réalité 1561 milles carnous n'allons pas en ligne droite. Peut-on en tirer des pronostics surnotre date d'arrivée; pas sur car là aussi nous ne rejoindrons pas laMartinique en ligne directe. En fait le vent souffle presque exactementdans la direction de la Martinique. Or un voilier avance tres mal et esttres instable au plein vent arrière. Il est donc beaucoup plus rapide detirer des bords de part et d'autre du vent arrière. Voilà pour la petiteexplication technique.Pour l'instant nous sommes assez content de notre route au nord de laflotte, car nous avons un vent maniable autour de 20 noeuds largementsuffisant pour pousser Sarena à ses vitesses maximales sur la route laplus courte. Les concurrents plus au sud ont certes un peu plus de ventmais surement une mer plus formée et, nous le lisons dans leurs billetstransmis par l'organisation, beaucoup plus de grains et les misères quivont avec. Depuis ce matin nous glissons sans arret au dessus de 8 noeudssous grand voile haute et grand spi, enfin sous le soleil.Nos soucis techniques sont mineurs; décoincage de la machoire du tangoncarbone qui était resté bloquée en position fermée, nous obligeant àaffaler en catastrophe alors que nous avions entamé un empannage (1h dumat cette nuit) et bricolage au mastic époxy de cette même tête du tangonpour limiter l'usure accélérée des bras de spi.

dimanche 1 février 2009

Accident de barre‏




Hier samedi, globalement une belle journée entièrement sous spi (elles leseront toutes dorénavant). Les nuages se sont petit à petit morcelés et il a fallu sortir la crème solaire; il y a vraiment un air d'alizé. Quidit alizé dit grains. Quelques uns nous ont affecté en soirée. Début denuit magnifique avec la lune qui nous éclaire la route, mais nous abondonne vers minuit. A ce moment une petite frayeur; alors que j'étais(PA) à la barre quelque chose me frappe assez violemment au niveau de latempe. Tout de suite je pense à une pièce d'acastillage ou un cordagequi vole, mais assez vite l'humidité de l'impact et l'odeur qui s'en dégage conduisent à l'évidence. J'ai été agressé par un poisson. Jevous laisse imaginer le fou-rire de Jérôme. Nous avions bien vu nos premiers poissons volants dans la journée mais de là à imaginer qu'ils volent suffisament haut et soit suffisament gros pour me secouer de la sorte...


La deuxième partie de nuit fut tres sombre et pénible. Obligé de barrer tout le temps car la combinaison vent (18-22noeuds) vague ne plait pas au pilote. Dans le noir complet, les yeux rivés sur les cadrans comme seul repère, on fatigue vite; quart raccourci avec équipier en stand by dans lecarré. Notre classement évolue peu autour de la 25ième place. Comme prévu,tous les bateaux modernes planant (A35, Sun Fast 3200) sont devantet accroissent leur avance. Disons que nous sommes dans le peloton de têtedes bateaux "normaux".




PA et J dimanche 1/02, 10h45 UTC, 22°56N 36°03 O, vitesse 7,5noeuds